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englishsquare
Description du blog :
Promouvoir une certaine idée de la culture anglo-saxonne notamment à travers l'étude de son cinéma.
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
21.02.2008
Dernière mise à jour :
09.06.2008
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Kevin MacDonald

Posté le 04.04.2008 par englishsquare
Après avoir évoqué quelques-uns des jeunes acteurs britanniques les plus étonnants de ces dernières années, traitons maintenant d’un réalisateur qui n’en est encore qu’à ses débuts dans le domaine de la fiction cinématographique, mais dont la carrière s’avère être déjà pleine de promesses, Kevin MacDonald. En seulement un film de fiction, il a démontré un talent certain. Ainsi, dans « Le dernier roi d’Ecosse », le cinéaste a su mêler avec une extrême habileté vision documentaire et règles du thriller politique. Même si elle évite la pesanteur de la démonstration pédagogique, cette oeuvre établit néanmoins un grand nombre de faits historiques tout en traçant un portait sans concession et parfaitement fascinant du dictateur Amin Dada. Parallèlement, avec l’ajout fictif du personnage d’un jeune médecin écossais en mal d’aventure, MacDonald greffe à son histoire une facette sublime d’intensité.

Cependant, « Le dernier roi d’Ecosse » a surtout attiré l’attention sur l’excellente interprétation de Forest Whitaker et les prestigieuses récompenses qui ont plu légitimement sur le comédien. Comme nous l’avions préalablement signalé au sujet de James MacAvoy, il ne faudrait pas laisser le travail de Whitaker, aussi immense soit il, faire de l’ombre à ses collaborateurs. D’abord, preuve est faite de la capacité de MacDonald à diriger brillamment ses acteurs, à tirer le meilleur parti de leur jeu sans qu’il n’y ait jamais impression de cabotinage. De plus, l’intensité du film doit beaucoup au rythme que le cinéaste a réussi à octroyer à chacune des scènes. Il tient son histoire d’un bout à l’autre. Ainsi, ce réalisateur issu du documentaire se révèle être un formidable conteur.

C’est une caractéristique qu’il était déjà possible de percevoir à la vision de ses documentaires. Dans « Un jour en septembre », où il retrace la prise d’otage des jeux olympiques de Munich, il scotche le spectateur par sa façon de traiter le sujet. Comme dans « Le dernier roi d’Ecosse », il passe d’une certaine joie due à l’heureuse innocence de ses « personnages », au drame le plus déstabilisant. Il nous assénait alors une gifle salvatrice. De plus, s’il ne nous épargnait pas certaines photo chocs, il ne nous donnait pas pour autant l’impression d’être des voyeurs à la recherche de sensations fortes.

Mais c’est peut-être dans « La mort suspendue » que son talent de raconteur d’histoire est le plus évident. En adaptant un livre portant sur l’instinct de survie de deux alpinistes anglais perdus en montagne, Kevin Macdonald avait, dès 2004, bâti un pond entre le metteur en scène de documentaire et le réalisateur de fiction. Alternant interviews des protagonistes de cette incroyable histoire et recréation des événements, il parvenait à captiver son spectateur. Il réussissait à nous faire partager l’aventures.

Dernièrement, la grève des scénaristes américains a quelque peu terni notre enthousiasme quant à sa prochaine réalisation. En effet quel projet engageant qu’était l’adaptation de la mini série « Jeux de Pouvoir », avec la réunion du duo choc de Fight Club, Edward Norton et Brad Pitt ! Mais les deux acteurs ayant finalement quitté le navire, de nombreuses interrogations se posent alors. Casting de remplacement et scénario seront-ils à la hauteur de nos attentes passées ? En tous les cas MacDonald a su jusqu’ici prouver sa valeur, faisons-lui confiance pour nous étonner de nouveau à l’avenir.



--

Graham Linehan

Posté le 09.05.2008 par englishsquare
On évoque fréquemment la Grande Bretagne comme la seconde patrie des séries télé. Il est vrai qu’avec un organisme tel que la BBC, le Royaume-Unie a présenté certaines des oeuvres télévisuelles les plus originales d’hier et d’aujourd’hui. Il nous faudrait une myriade de pages noircies de haut en bas pour en aborder seulement quelque unes des plus brillantes, mais concentrons-nous pour l’instant sur l’un des hommes de télévision les plus inventifs du moment, à savoir Graham Linehan.

En France, ce nom n’est connu que d’une poignée d’aficionados qui ont eu la chance de découvrir une ou plusieurs de ses sitcoms.
Father Ted, Black Books, Big Train (série composée de sketches, dans la plus pure tradition britannique), et dernièrement The IT Crowd ; il est à l’origine de tous ces petits bijoux comiques devenant aussitôt cultes pour les bien heureux qui les regardent.
Mettons Big Train de côté (peut-être y reviendrons nous un jour tant pour évoquer la qualité de l’écriture que pour s'ébahir devant l’impressionnant vivier d’acteurs comiques que le show contient) et portons notre attention à Father Ted, Black Books et The IT Crowd.

Après avoir débuté comme journaliste au sein d’un magazine de Rock et avoir participé à l’écriture de quelques épisodes de série télé, il s’associe avec Arthur Mathews pour donner naissance à LA série qui le rendit célèbre, l’œuvre dont il se dit encore être le plus fier, Father Ted. En trois saisons, il impose un style d’écriture débridé mais jamais choquant, plongeant ses personnages dans des situations fantaisistes aux retournements de situations fréquents et singulièrement hilarants. Il y a quelque chose de l’ordre du cartoon dans ses productions.
Graham Linehan multiplie les gags visuels et scénaristiques sans qu’il n’y ait saturation pour Linehan maintient son histoire dans l’absurde où, à la manière d’un épisode de Seinfeld (son modèle proclamé) les événements finissent par se recouper.
Le surréalisme des situations apporte beaucoup à la drôlerie de chaque épisode, mais il ne fait néanmoins pas tout. Le comique de ces sitcoms tient également beaucoup sur la façon hallucinée qu’a Linehan de construire des personnages excentriques, aux traits de caractères excessifs.
[i]Fran: "Il te faut quelqu'un de normal ici"
Bernard : " Tu le trouve normal ? Et je suis quoi moi ? "
Fran : " Tu es un Freak Bernard, tu le sais" (Manny’s first day)
Bernard: "oui, je sais!"[/i]


En tant que créateur de série (où tout au moins co-créateur), Graham Linehan est aussi en charge du choix du casting. Jusqu’ici il s’est montré très inspiré. Il a su choisir des acteurs au physique commun (on ait loin des canons de beauté made in USA), mais au charisme indéniable, qui savent malgré la bizarrerie des personnages qu’ils incarnent mettre le spectateur de leur côté. Voleurs, idiots, asociaux, alcooliques, qu’importent les tares de chacun des protagonistes, ils sont surtout extrêmement touchants.
Il y a des traits communs chez les personnages de cette hilarante « trilogie ». D’abord, ils sont tous plus au moins inadaptés au monde qui les entoure. Ainsi en dehors des murs de la paroisse (Father Ted), de la librairie (Black Books), et du bureau en sous-sol (The IT Crowd), ils semblent égarés. Ils n’ont pas leur place dans la société. Il n’y a qu’à voir Bernard demander avec une grande gêne une place de cinéma dans l’épisode The big lockout, où Roy coincé sous le bureau d’une collègue parce qu’il n’ose pas lui faire part de sa présence. Même l’énergique Jane réalise qu’une fois entrée dans l’univers de Roy et Moss, elle n’est plus la fille si sociable et cool qu’elle se disait être.

Enfin, il ne peut y avoir de bonne série sans une bonne dynamique de groupe entre les personnages. Pour cela, Linehan s’appuie encore volontiers sur son modèle revendiqué, Seinfeld. Les amis sont très proches, mais s’embarrassent aussi les uns les autres. Il existe néanmoins une petite distinction avec la formule américaine: le rapport père/fils. C’est un élément qui semble pour le moment absent de The IT Crowd, mais qui est fortement présent dans les deux autres shows. Ainsi, les scènes où Ted est assimilé au paternel de Dougal sont nombreuses. Un exemple éloquent (mais il y en aurait plein d’autres à mentionner) se trouve dans l’épisode Speed 3 (savoureuse parodie du film de Jan De Bont). Alors que Dougal s’apprête à entamer son premier jour de travail en dehors de la paroisse (il va travailler comme laitier !), un gros plan dévoile Ted versant une larme tel un père qui envoie son enfant pour la première fois à l’école. Dans Black Books le gimmick est aussi récurrent. Pour illustrer ce fait il n’y qu’à revoir la fugue de Many, contraignant Bernard à faire appelle à la police, où l’intégralité de l’épisode Hello Sun, où Bernard voit dans les écris de Freud l’écho de ses propres relations avec son employé.
Pour finir, il est fort dommage que ces sitcoms soient si méconnues en France, et que quand une chaîne de la TNT comme France 4 a la bonne idée de diffuser Black Books, elle le fasse en VF. Sans être dans l’absolu antiVF, certains doublages étant d’une qualité remarquable, je ne peux m’empêcher de m’indigner devant les doublages français lamentables réservés aux sitcoms britanniques. Black Books est certainement l’une des plus grandes victimes de cette négligence révoltante. Heureusement qu’il reste les DVD, mais pourquoi la saison 3 de Black Books n’a-t-elle jamais été éditée en France ? De plus l’édition française de The IT Crowd verra-t-elle le jour ?
Toutefois apprécions le côté positif de ce manque : les imports britanniques, ne nous offrant pas le choix d’un sous-titrage français, nous incitent d’autant plus à améliorer notre anglais afin de comprendre les subtilités de la langue et ainsi ne pas risquer de passer à côté d’une bonne réplique. Voilà une motivation des plus stimulantes pour devenir bilingue.

Hugh Laurie

Posté le 15.05.2008 par englishsquare
Ah Hugh Laurie !!! Quel acteur fabuleux !

C’est un fait dont on a pris conscience dès la première diffusion de la série Dr House. Il y a donc ... 1 ans en France. Avant cela, il avait fait quelques apparitions sur le grand écran dans des films tels que "Stuart Little", ou le remake du "Vol du Phoenix", rien de bien exaltant.
Il ne faut pourtant pas négliger l'importance de sa carrière anglaise. Car si la nationalité britannique de Laurie n’est plus un secret pour personne, peu de français connaissent réellement son travail pré-House. Or, s'il peut apporter tellement de truculence à son personnage d'aujourd'hui c'est parce qu'hier (dans les années 80 et 90 pour être précise), il était avant tout un acteur comique. Il a par exemple intégré dès la saison 2, le casting de la série culte Outre-Manche "Blackadder", au côté d'acteurs comme Rowan Atkinson ( le futur Mr. Bean), et Stephen Fry.
Par ailleurs, la suite de sa carrière explique pourquoi les noms de Laurie et Fry seront définitivement associés. En effet "Blackadder" n'a pas été leur seul projet commun. Avant d'être l'acariâtre Gregory House, Hugh Laurie avait incarné pendant quatre années le jeune Bertie Wooster, personnage pilier de la littérature anglaise puisque tirés des écrits de P.D. Woodehouse. A ses côté, Fry jouait le stoïque Jeeves. Perle d'humour typically british, la série "Jeeves and Wooster" s'amuse à confronter l'impassibilité de l'imposant Stephen Fry, avec les mimiques loufoques du fringant Laurie.
Mais la complicité des deux comparses est encore plus évidente dans la série "A bit of Fry and Laurie" où, souvent seuls en scène, ils jouaient devant un public une suite de sketchs désopilants. Fabuleusement écrite et interprétée cette série ne manquera pas d'inspirer les futurs Grands de la BBC, tel Graham Linehan, papa de "Father Ted" et "Black Books".
Même le cinéma a su rassembler ces deux là, puisque Laurie et Fry étaient tous deux à l'affiche du premier film de Kenneth Branagh, "Peter's Friend".
Il n'y avait donc rien d'étonnant à voir Laurie citer le nom Stephen Fry dans sa liste de personnes à remercier au moment où il reçu le Golden Globe du meilleur acteur dans une série dramatique en 2006.
A quand Stephen Fry en Guest star dans un épisode de House?

Plus encore, de même qu'un acteur comme Georges Clooney donne l'impression que toutes les fées se sont penchées sur son berceau, il en va de même pour James Hugh Calum Laurie. En plus d'être l'un des acteurs les plus en vue du moment, et d'être perçu comme le nouveau médecin le plus séduisant du petit écran, il est aussi romancier et musicien de talent. Don dont il s'est souvent servi pour incarner ses personnages. Nombreux sont les épisodes où Wooster chante en s'accompagnant lui-même au piano, l'acteur a également participé à la musique de "A bit of Fry and Laurie", certains sketchs étant basés sur ses chansons au texte improbable, parodie surréaliste de style musicaux, comme celui de la chanson d'amour avec "Mystery". Après des années cette chanson fait toujours rire, et Laurie l'interprète encore de bonne grâce lorsqu'il est invité dans des émissions tel que "Inside the Actor's Studio". Même chez les Américain, il n'échappe pas à cette habitude son personnage de Gregory House jouant régulièrement du piano, et vouant une vive passion à sa guitare électrique.

Ah ce Hugh ! Quel artiste accompli !

Expressions 2

Posté le 09.06.2008 par englishsquare
Nous voilà repartis pour une autre session d'expressions dont la traduction littérale est bien éloignée de leur signification.
Aujourd'hui concentrons nous sur les formules contenant le nom d'un animal.
Here we go !

"To look like a drowned rat" signifie "Être trempé comme une soupe", et non "Ressembler à un rat noyé"
"To be in a doghousse" signifie "Ne pas être en odeur de sainteté", et non "Être dans une niche de chien"
"A white elephant" signifie "Une réalisation coûteuse et inutile", et non " Un éléphant blanc"

Passons à quelques expressions du registre familier. Alors attention à ne pas les employer avec n'importe qui :
"It's for the bird" signifie "C'est bon pour les imbéciles", et non "C'est pour les oiseaux"
"Donkey's years" signifie "Une éternité", et non "Les années d'un âne"
"Monkey business" signifie Magouille, et non "affaire de singe"

Certaines expressions anglaises sont très proches des françaises, néanmoins un détail capital change:
Par exemple, plutôt qu'avoir un chat dans la gorge, les anglais préféreront dire que c'est une grenouille, "To have a frog in one's throat"
"To count one's chickens before they are hatched" se traduit par "Vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué", et non par "Compter ses poules avant qu'elles soient couvées"
"To drink like a fish" se traduit par "Boire comme un trou", et non par "Boire comme un poisson"

Pour finir, spéciale dédicace à Didi, avec une série d'expressions sur les chats :
"A fat cat" signifie "Un grand patron surpayé", et non "Un chat gras"
"To let the cat out of the bag" signifie "Révéler un secret par mégarde", et non "Laisser le chat à l'extérieur du sac"
"To look like something the cat brought" signifie "Être en piteux état", et non "Ressembler à quelque chose que le chat a rapporté"
"To put the cat among the pigeons" signifie "Jeter un paver dans la mare", et non "Mettre la chat au milieu des pigeons"
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