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englishsquare
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Promouvoir une certaine idée de la culture anglo-saxonne notamment à travers l'étude de son cinéma.
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
21.02.2008
Dernière mise à jour :
09.06.2008
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acteurs a suivre

Cillian Murphy

Posté le 05.03.2008 par englishsquare
Comme il est frustrant d’avoir remarqué la qualité d’un acteur, son immense potentiel dès 2002, et de ne pouvoir faire état de cette trouvaille qu’une fois la pépite déjà repérée par un grand nombre. Il est vrai qu’avec les sorties de Le vent se lève de Ken Loach (palme d’or 2006), Batman Begins dans lequel il jouait un vilain « épouvantail » tout à fait angoissant, ou encore Sunshine, Cillian est aujourd’hui un acteur reconnu. En raisons de ses origines irlandaises certains parlent même de lui comme du nouveau Collin Farrell (absurdité totale selon moi). Même dans The eye, film sans grand intérêt de Wes Craven, il parvenait à être bon !
Mais puisque ici j’emploi le « je », laissez-moi vous dire que je me suis mis à admirer cet acteur dès la sortie sur nos écrans du brillant et intense 28 jour plus tard. Evidemment le film de Zombies réalisé par Danny Boyle n’était pas le premier rôle du jeune comédien, il avait déjà fait ses galons d’essais dans quelques longs métrages qui m’étaient alors parfaitement inconnus (à ma décharge, peu d’entre eux ont été distribués en France).
Selon les rumeurs c’est l’acteur fétiche du réalisateur, Ewan McGregor, qui était pressenti pour le rôle principal. Cependant la brouille notoire qu’il y a eu entre le comédien et le metteur en scène au moment de la pré production de La plage rend peu crédible ces bruits.
A la vision de ce film, le public assistait à une sorte de renaissance de la part du réalisateur anglais. Après le bide de La plage, Boyle retournait au fondamentaux, et nous offrait de nouveau une œuvre destinée à être culte. Avec ce film de genre fauché, nous retrouvions la même sensation que devant Petit Meurtres entre amis. Ce sentiment n’était pas seulement dû à la noirceur des deux réalisations, mais aussi au bonheur personnel de découvrir un acteur grandiose.
Cillian Murphy n’est certes pas un jeune premier, ce n’est pas un acteur qui peut s’appuyer sur sa seule capacité à séduire. Il n’est pas très grand, pas très épais, et on peu même aller jusqu’à dire qu’il a une tronche plutôt bizarre. Plus encore la noirceur de ses cheveux fait ressortir le bleu profond de ses yeux, tout cela lui conférant une ambiguïté incroyable, une impression d’inquiétante étrangeté pour reprendre l’expression de Freud dont on use avec délectation quand il s’agit de décortiquer une œuvre fantastique (qu’elle soit littéraire ou cinématographique).
Ce côté hors du commun du jeune acteur irlandais lui permet donc d’interpréter tout aussi bien l’archétype du méchant (Batman begins, The eye) comme de jouer sur un sentiment d’extrême vulnérabilité. Ainsi, dans Retours à Cold Mountain, en seulement une scène, il parvient à construire un véritable personnage, il arrive à transmettre la stupeur, la crainte, et la honte du soldat qu’il interprète. Un grand acteur sans aucun doute.



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James McAvoy

Posté le 05.03.2008 par englishsquare
Jeune écossais de 28 printemps, il est assurément l’un des acteurs de sa génération les plus prometteurs. Il fit ses armes à la télévision, dans des téléfilms et quelques séries dont l’excellente Band of brothers.
Ce qui est extraordinaire dans cette mini série produite par Tom Hanks et Steven Spielberg, c’est la qualité de son casting. Chaque acteur, inconnu pour la plupart, a manifestement été trié sur le volet, et James McAvoy ne détonne absolument pas. Mais il n’est alors qu’un visage parmi tant d’autres et c’est véritablement au cœur d’une autre mini série, State of play (Jeux de pouvoirs), qu’il crèvera l’écran en 2003. Son charisme et son sourire goguenard lui assure la sympathie du spectateur. Son personnage de jeune journaliste débrouillard, usant volontiers de son charme pour s’assurer un scoop de taille, était indispensable au show. Son apparition permet de rendre le ton de cette fabuleuse œuvre anglaise, plus léger. Au milieu des jeux machiavéliques des personnages ce gringalet séduisant et attachant s’apparente à une bulle d’oxygène.
Un sourire goguenard, il en arbore un également dans le premier film de fiction de Kevin McDonald, Le dernier roi d’Ecosse. Tout au moins au début. Parce que face au personnage d’Idi Amin Dada, le jeune médecin qu’il interprète va vite déchanter.
Si tout le monde a salué à raison le travail mémorable de Forest Whitaker sur ce film, James MacAvoy n’a pas suscité beaucoup de commentaires et c’est dommage. Car après tout, le film tient autant sur les épaules de Whitaker que sur les siennes. S’il était impératif pour la tenue du film que le dictateur ougandais soit incarné par un comédien de grand talent, le protagoniste majeur est pourtant celui de Nicholas Garrigan (McAvoy). C’est lui qui nous fait découvrir ce monde exotique, c’est grâce à son enthousiasme apparent et à sa terreur désarmée que nous suivons avec tant d’intérêt cette histoire. Sans la création d’un tel anti-héros, McDonald aurait pris le risque de voir son film tomber dans les méandres d’une leçon pédagogique sur l’histoire de L’ouganda. Or, en permettant au public de ressentir de l’empathie pour un personnage, il fait de son œuvre en prodigieux thriller haletant et angoissant.
Pour ce film McAvoy déclarait ne pas avoir voulu se mettre en avant, avoir chercher à laisser le devant de la scène à Forest Whitaker. De cette façon ce relatif retrait permet au public d’être lui-même incarné à l’écran. Il est témoin, comme Nicholas est spectateur des actes d’Amin Dada. Mais l’acteur n’est cependant pas à l’écart, car la fascination qu’éprouve le jeune homme pour le dictateur est d’une certaine façon réciproque. L’homme à la stature imposante est séduit par le jeune écossais, et pour que ce sentiment soit crédible à l’écran, il était essentiel pour le réalisateur d’engager un acteur charismatique. Avec James McAvoy, McDonald est tombé juste. Aujourd’hui, l’acteur n’est plus un inconnu grâce à son rôle de Robbie Turner dans Reviens-moi. Gageons que sa reconnaissance publique ne fera que s’accroître, surtout avec la sortie prochaine de Wanted, adaptation d’un comic, dont il tient le rôle principal au côté d’Angelina Jolie.

Jonathan Rhys Meyers

Posté le 05.03.2008 par englishsquare
Jeune acteur d’origine irlandaise, il s’est surtout fait remarquer dans l’excellent Match Point, premier volet de la trilogie Londonienne de Woody Allen. Avant cela, il avait été aperçu dans des films comme Velvet Goldmine ou Vanity fair. Rien d’extraordinaire. Dans le raté Prozac Nation par exemple, il était cantonné au rôle du beau gosse de service. Mais on voyait néanmoins déjà se profiler une lueur d’espoir.
En 2OO5, il est remarqué grâce à sa prestation dans le téléfilm Elvis.
La même années sort sur nos écran Match Point où il dévoile la pleine mesure de son talent. Il y montre une facette à la fois sombre et sensuelle, et marque une véritable évolution chez son personnage. Il se présente d’abord tel un mec un peu perdu, dont on discerne à peine quelques dents carnassières avides de réussite et d’argent, puis il se transforme lentement en parfait arriviste capable d’aller jusqu’au meurtre pour ne pas descendre sur l’échelle sociale.
Néanmoins, contrairement à sa partenaire scarlett johansson, qui n’en fini plus d’obtenir les grâces des critiques et du public, Meyers semblait avoir été mis un peu de côté ces derniers temps. Une participation à Mission Impossible 3, en tant que membre de l’équipe d’Ethan Hunt n’a pas desservi sa côte, mais paraissait établir que le haut de l’affiche ne lui été pas encore acquis. Allait-il alors être limité aux seconds rôles dans quelques blockbusters hollywoodiens ?
Que Nenni ! Dès le 24 mars sur Canal +, nous pourrons enfin le retrouver dans l’excellente série The Tudors, dont il faudra absolument reparler plus en longueur un peu plus tard. Il y incarne un roi implacable et forcément angoissant. Ce qui faisait la qualité de son jeu dans Match Point est de nouveau parfaitement employé. En effet cet acteur est capable de passer en un clin d’œil de la glace aux feu. Ainsi, alors qu’il fait fréquemment montre d’une froideur extrême dans la peau du roi Henri VIII, en un instant il devient un être fougueux, soumis à ses émotions. Ses désirs et sa personne en général passent avant quiconque et pour faire état de cela il entre régulièrement dans des colères d’enfant gâté. Pour ce rôle il a été même nominé au golden globe du meilleur acteur.
En attendant de revoir Jonathan Rhys Meyers sur grand écran, on se réjouira donc de suivre cette captivante série, tout en sachant qu’elle a été reconduite par Showtime pour une seconde saison.

Les acteurs britanniques à suivre

Posté le 05.03.2008 par englishsquare
Michael Caine, Robert Carlyle, Ewan McGregor, Jude Law… La liste des grands acteurs britannique que le cinéma nous a offert est bien longue. Mais, alors que le royaume unis a la réputation de former parmi les meilleurs acteurs au monde, quels sont les petits nouveaux ? Recensons ceux dont on entendra assurément parler de plus en plus.
De tous les jeunes acteurs qui vont être abordé ici, commencer par l’acteur Orlando Bloom n’est pas forcément des plus judicieux tant ce dernier est vilipendé par une majorité des critiques de cinéma. Mais assumer ses goût et ses opinions c’est aussi avoir à les défendre alors je me jette à l’eau.

Orlando Bloom

Posté le 05.03.2008 par englishsquare
Voilà le problème des jeunes premiers aujourd’hui. Jeune, beau et sans apparents problèmes Orlando Bloom ne saurait être apprécié à sa juste valeur. Comment pourrait-on dire d’un acteur qu’il est doué, qu’on apprécie son jeu et ses choix de carrière, s’il n’a pas encore revêtu l’habit de la mauvaise graine, s’il n’a pas incarné de véritable rebelle ! Pour mériter le droit de faire craquer les jeunes adolescentes, on ne peut se dispenser de jouer dans un remake non officiel de la fureur de vivre. Non, jouer le gendre idéal ou le preux chevalier c’est trop facile. Comment pourrait-il se montrait trouble ou tourmenté dans un autre rôle ! C’est parfaitement inenvisageable !
Le problème de l’enfermement des acteurs dans des carcans qu’on se refuse à briser ne date pas d’hier, et nous accable encore aujourd’hui.
Mais en fin de compte, l’acteur à suivre n’est-il pas celui qui offre de la présence à l’écran, donne envie de suivre le parcours de son personnage, voire de s’identifier à lui. En gros d’avoir du charme.
Il est fort dommage qu’Orlando Bloom soit si peu pris au sérieux. On le qualifie de comédien insipide et fade. Il s’est pourtant montré parfait dans chacun des opus de Pirates des Caraïbes, mais seul l’élucubrant Jack Sparrow interprété avec talent par Johnny Depp retint l’attention des médias. C’est un tort, car il est certain que la trilogie n’aurait pas tant de valeur sans l’intégralité de sa distribution, et le personnage de Depp ne serait certainement pas aussi truculent sans la sobriété des autres rôles majeurs.
De même, si Troie est un échec artistique complet, qui se pourvoit souvent dans le ridicule, Bloom réussit à rendre son rôle de lâche quelque peu attachant. Il y interprète un Paris pleutre et insouciant, or c’est ce qui le rend humain face aux autres personnages à la musculature saillante, et aux jupettes étriquées.
Enfin, il est impératif de citer Kingdom of heaven. Ridley Scott nous l’a prouvé, il est capable du pire comme du meilleur. Et après les navrant Hannibal, il est revenu en force avec un film d’époque, véritable écho à notre société contemporaine post 11 septembre. Or Orlando Bloom tient cette fresque épique sur ses épaules et le fait idéalement. Si ses lentilles bleues d’elfes guerriers cachaient la force de son regard dans Le seigneur des anneaux, ici elle est habilement utilisée. Par la noirceur de ses yeux il réussit en quelques plans à transmettre au spectateur, la colère et la droiture du personnage, ainsi que ses questionnements.
Alors, peut-être que, quand il sera moins jeune et moins à la mode dans les magazines pour jeunes filles, ses aptitudes seront enfin célébrées par les critiques. Si ce business n’est pas l’unique objet de l’inconstance des goûts des producteurs, nous auront droit à ce moment, histoire de dire : moi je le savais…

Un petit Post-Scriptum

Posté le 05.03.2008 par englishsquare
Nous avons évoqué avec attention quatre importants acteurs britanniques de la nouvelle génération. Nous traiterons sûrement prochainement d’autres espoirs masculins. Peut-être qu’un jour décrirons-nous Daniel Radcliffe ? Mais pour cela attendons de voir ce qu’il deviendra après la franchise Harry Potter. Peut-être gagnera-t-il en profondeur ? La question se pose néanmoins : cet acteur a-t-il un avenir ? Les sept films consacrés au sorcier le plus célèbre au monde seront-ils pour lui un véritable tremplin, où serra-t-il lié à jamais au destin de ce personnage de fiction ?

Enfin en PS à ce PS, il me paraît nécessaire d’évoquer Jonas Armstrong, interprète de Robin Hood (Robin des bois). Plus encore que dans Ghost Squad où il tenait un rôle secondaire, il fait preuve d’un réel charisme qui, s’il est habilement employé, pourrait un jour être reconnu. Comme James McAvoy, Armstrong est capable d’adopter une expression malicieuse qui le rend attachant. Mais future « star » (que je n’aime pas ce mot !) ou non, cela ne nous privera pas de profiter pleinement de sa prestation dans la réjouissante série de la BBC.


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